26 avr. 2011

LA BANDE A BONNOT - 12 Chansons De Boris Vian & Louis Bessieres

La Bande à Bonnot est entrée dans l'imagerie populaire française du grand banditisme. Jules Joseph Bonnot est né le 14 octobre 1876 dans le Doubs. Il se marie en 1901 avec Sophie, une couturière. Ses premiers casses ont lieu dès 1906, en France (il a longuement séjourné en Suisse dans l'intermède). Militant anarchiste, Jules Bonnot rencontre au siège du journal "L'Anarchie" ses futurs complices, notamment le fameux Raymond La Science ainsi qu'Octave Garnier, véritable membre fondateur de la bande.
Lors du braquage de la Société Générale, le 21 décembre 1911, Jules Bonnot utilise pour la première fois en France une automobile pour réaliser un casse.

De 1911 à 1912, la Bande à Bonnot multiplie les braquages, les meurtres et les provocations à l'égard de la Police, notamment par voie de presse. Il est notable de relever que l'un des plus jeunes membres est l'un des plus déterminés : Octave Garnier sera en effet le principal meurtrier de la bande (22 ans lors de son exécution d'une balle dans la tempe par la Police). Jules Bonnot est tué par la Police le 27 avril 1912 à Choisy-le-roi. Il était âgé de 36 ans. 
Octave Garnier exécuté par la Police d'une balle dans la tempe droite (22 ans).  
Raymond Callemin, alias Raymond la Science (23 ans), fut décapité en avril 1913. Sa déclaration lapidaire aux policiers qui l'arrêtèrent est anthologique : " Vous faites une bonne affaire ! Ma tête vaut cent mille francs, chacune des vôtres sept centimes et demi. Oui, c’est le prix exact d’une balle de browning ! "
Puis en montant à l'échafaud il ajouta : " C'est beau, hein, l'agonie d'un homme... " 
André Soudy : Gueule d'ange, décapité à l'âge de 21 ans le 21 avril 1913, alors qu'il n'avait tué personne. Sur l'échafaud, il fit cette brève oraison en guise d'adieu :" Il fait froid, au revoir... " (source : Le Paradou)




LA BANDE

En 1911, l'anarchie a trouvé ses bonzes
Qui parlottent, qui bavassent
Qui voient pas, voient pas le temps qui passe.
Les mômes bossent en usine
Claquent du grisou dans les mines
Mais dans la rue Ordener
On pille les exploiteurs !
Attention aux pruneaux
Quand se pointe la bande à Bonnot !
Mort aux capitalos
V'la les bandits en auto !
Quand le bel Octave
Vide son révolver place du Havre
Le bourre mange la pommade
En hommage à Libertad
On dit que l'Epoque est belle
C'est peut-être pour ses dentelles
Que le sous-dirlo de la Sureté
Se prend les tripes sur ses pieds
Attention aux pruneaux
Quand se pointe la bande à Bonnot !
Mort aux capitalos
V'la les bandits en auto !
Bonnot, Callemin, Garnier
Ont fini dans leur raisiné
La bonne France accourue
A valsé, dansé dans les rues
Mais craignez, tas de charognes
Tous planqués derrière vos cognes
Que ne reviennent les années folles
Des bandits en bagnoles !

(morceau de Parabellum, 1990.
Paroles par Kick, ex-Strychnine)

Ce qui frappe dans l'histoire mythique de la Bande à Bonnot, c'est l'extrême jeunesse de la plupart des protagonistes, leur détermination, leur mépris de la mort et leur impavidité en toutes circonstances. Il faut noter qu'il y a un siècle, on apprenait aux hommes à monter à l'assaut baïonnette au canon pour aller transpercer la chair des autres pauvres bougres d'en face, ça en a fait réfléchir plus d'un, de Craonne au Front Populaire...

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